Alphabétisation familiale
L’équipe de Pluri-elles (Manitoba) inc. a participé
à une formation à l’intention des intervenants
et des gestionnaires en alphabétisation familiale. Cette
formation, offerte par La
Fédération canadienne pour l’alphabétisation
en français (FCAF) se nomme « Fondements de l’alphabétisation
familiale dans un contexte minoritaire francophone »
Selon la FCAF, par alphabétisation familiale on entend une
démarche menée auprès d’un adulte significatif
(parent, ami, gardienne, etc.) dans la vie d’un enfant. Cette
démarche vise au développement global de l’adulte
sur les plans personnel, scolaire
et communautaire. Le développement
aidera l’adulte à mieux comprendre sa vie en tant que
francophone en milieu minoritaire. De plus, l’adulte peut
devenir un modèle positif pour l’enfant.
Cliquez ici pour lire la définition des trois plans de développement de l’alphabétisation familiale.
Un adulte sur quatre ne peut faire la lecture à
un enfant (ABC Canada)
Parmi les connaissances qui permettent à l’adulte
d’être le premier éducateur pour l’enfant,
la capacité de lire et d’écrire occupe une place
importante. C’est pourquoi nous vous présentons un
portrait statistique* relatif à l’alphabétisation
chez les francophones canadiens qui vivent en milieu minoritaire.
Les chiffres sont répartis selon cinq niveaux d’aptitude.
Ces statistiques confirment qu’il existe de grands besoins
en alphabétisation dans nos communautés. Vers des
partenariats communautaires rassembleurs se veut un projet dont
l’impact à long terme pourrait aider à changer
ces statistiques canadiennes.

Niveau 1
25 % des francophones sont à un niveau très
faible de capacité de lecture.
- Ils ne sont peut-être pas capables d’utiliser de
l’information écrite pour prendre des décisions.
Par exemple, pour déterminer la quantité d’un
médicament qu’il faut donner à un enfant.
- Un grand nombre de ces personnes se fie à leur mémoire
et a recours à des stratégies
astucieuses pour se tirer d’affaire.
Niveau 2
27 % des francophones ne peuvent déchiffrer que des textes
écrits simplement et présentés clairement.
- Ces personnes croient savoir lire, mais elles ont tendance à
éviter de le faire à moins d’y être
obligées.
Niveau 3
39 % des francophones ont un niveau de capacité de lecture
convenable pour occuper la plupart des emplois. Cependant, ils pourraient
éprouver de la frustration face au jargon technique de certains
manuels et autres documents spécialisés.
Niveaux 4 et 5
9 % des Canadiens francophones ont la capacité nécessaire
à la compréhension d’imprimés complexes.
*Source : Enquête internationale sur l’alphabétisation
des adultes (1994), menée par l’Organisation de coopération
et de développement économique (OCDE)
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